blackbook mode d'emploi

BLACKBOOK - MODE D'EMPLOI - PROCEDE – FABRICATION

1. Construire le modèle d'un topos
2. L'affiner
3. Ecrire et sélectionner des textes pour constituer le noyau liminaire topos (minimum 100)
4. Indexer les textes
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5. Mûrir le concept artistique
6. Vivre
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7. Penser et concevoir une dispositio (analyse des objectifs et moyens, détermination de la perspective, des thèmes et de l'organisation, etc.)
8. Faire l'extraction qui correspond à la dispositio
8. Editer l'extraction
9. Découper grossièrement l'extraction éditée par éléments
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10. Acheter le carnet (peut intervenir dans une autre position, pas forcément en 10)
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11. S'installer dans un lieu public 'in' périmètre [les halles in périmètre toujours]
12. Composer le blackbook d'un coup / URGENCE / art de l'instant, de maintenant, tout de suite / compulsion / dérivation / sex attitude / jouissance sauvage
13. Recouper les éléments sur le moment ; page par page
14. Coller les éléments
15. Commenter non : écrire encore avec le point 1 (le modèle) gravé dans l'inconscient
16. Noter l'heure de départ (point 11) et d'arrivée (point 16)
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17. Faire passer.


[conçu à partir du blackbook Odyssée n°1]


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

sortants

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vos mots

Quand j'écris, je ne veux pas de narration, de fiction, de récit. Mon propos est ailleurs. Radicalement. Essentiellement. Mon propos est l'anodin, la restitution, la captation, l'instantané.
Polaroïd du ressenti, du vécu.

Ecrire jusqu'à l'ivresse, jusqu'à en oublier la faim, le sommeil ou la solitude.

Ecrire jusqu'à me perdre dans cette voix qui me dicte chaque mot, ne voir que la plume, la main droite qui impulse le sillon toujours inespéré, la main gauche qui repose comme un chat sur la page du cahier et dont l'ombre seule me rappelle encore que le temps existe, n'entendre que le crissement du papier Moleskine, et redouter qu'un instant - à peine - qu'un instant plus tard, la phrase s'arrête, c'est certain, je ne peux pas écrire sans cesse toute la vie, toute l'éternité même si je peux écrire jusqu'à ma mort.

Vivre au présent dans la lettre, le mot, le syntagme.

Je suis mécontente. Vos mots se font languir. Je n'ai pas eu de vos nouvelles depuis très longtemps. Faudra-t-il que j'aille en Toscane venir chercher moi-même votre lettre ?

Au Dottore Pi


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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