Mon Amour, tu me manques.
Je ne chercherai pas de ces mots séducteurs pour te le dire. Pas même dans la simplicité. Non. Aucun. Rien.
Tu me manques, c'est tout. Totalement, trop fort, depuis trop longtemps.
Je ne dirai rien de plus, rien de mieux.
Je suis lasse des formules et des lettres. Je veux te voir, respirer ton odeur de thé vert bercée de sueur, me perdre de joie dans ta beauté souple et rare, rejoindre ton corps de berger maltais (ah cet oriental exigeant, intransigeant et mystérieux qui règne en toi, tes origines...), dormir les jambes entremêlées, les tiennes si longues, ta main contre ma paume relevée, dans cette pose saturée d'amour dans laquelle nous finissons toujours par nous assoupir, apogée d'un tango silencieux.
Je ne peux pas venir pour l'instant dans les Alpes. Le travail, la rentrée. Et puis tu sais que, ces derniers temps, je n'aime plus voyager, prendre le train, quitter Paris. Mon centre d'inertie...
Mais toi, mon Trésor, pourquoi restes-tu encore ? L'été est fini ... Reviens.
à l'Homme des Montagnes
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Combattre ? Il n'est pas question de le faire quand l'adversaire est de loin supérieur en puissance et en force.
Qui aborde l'ennemi en faisant peu de cas de lui se laisse surprendre,
qui se laisse surprendre se met en état d'infériorité et par la même se perd.
Le bon sens veut qu'en aucun cas l'on ne se croit à l'abri des coups de son ennemi :
Est-il loin? il faut craindre son retour ;
Est-il en déroute ? il faut craindre ce simulacre de fuite ;
Est-il tout près ? il faut craindre une offensive de sa part ;
Est-il isolé ? il faut craindre quelque ruse.
Que font les gens intelligents quand ils veulent obtenir quelque chose ?
Ils ne recourent au combat que lorsqu'ils n'ont plus d'autres moyens d'agir autrement.
Car, au combat, ce que l'on dépense, c'est sa propre vie ; ailleurs, ce n'est jamais que l'argent.
Type de document : archives du potlatch (XIU)
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Abd Allah Ibn-Al-Muqaffa
Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale
Référence : Le livre de Kalila et Dimna
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun