Bien que le temps d'Erel s’écoule linéairement, il n’est pas linéaire en soi.
Il est sensible aux anachronismes, ces attachements au passé qui nous retiennent fixement en un point révolu que nous refusons de quitter par nostalgie, rancune, douleur ou rage.
Il se prête également à la prospective, cette maladie de l’anticipation anxieuse ou de la rêverie aliénante.
Souvent il s’abandonne à la circularité, nous entraînant sans cesse dans les mêmes enjeux jusqu’à ce que nous les résolvions.
Type de document : DJ's classes : l'art du voyage
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Parmi tous, assise, invisible et anodine.
J'écris.
L'organisation des flux est parfaite. Pas un heurt.
Les bicyclettes croisent les rollers, suivent les piétons. Sans interruption.
Et je regarde, fascinée, toutes ces attentes, ces solitudes, ces habitudes.
Les tables sont pleines. Terrasse de café.
Eglise St Eustache.
Un cornet de glace passe d'une main à l'autre.
De la mère à la fille. La mère soixante ans, la fille quarante. Rituel rodé.
La cuillère trop longue dans mon verre de soda light égratigne ma joue. J'oublie toujours de l'enlever.
Lemon - glaçons.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun