L’écrit n’est pas plus opaque que le parlé.
L’écriture ne traduit pas l’oralité. Elle ne lui succède pas. Elle ne la précède pas non plus. Elle est une autre façon d'interpréter le monde. Une autre sensation. Une autre perspective. Un autre agencement des signes. Une autre forme de pensée.
Je ne peux même pas l'associer à la lecture.
Le dire, l’entendre, l'écrit, le lu présentent pour moi, chacun, la même distance / opacité face au réel manifesté. Distance qui sépare le mot et la chose. Prisme de ma perception et de ma mentalisation.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
Quand un mec - un vrai, un prototype du genre gadget/bricoleur/électronique/football/jeux téléguidés - prend la ligne 14 pour la première fois, généralement il est comme un fou et fonce à l'avant en riant béatement.
"J'ai toujours rêvé d'être à l'avant du train, à la place du conducteur !"
(La ligne est automatique. Pas de conducteur. Pas de cabine. Pas de grève. Généralement pas d'incident. Le pied en somme.)
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun