Les 4 niveaux de l’herméneutique cimmérienne :
Parole : littéralité ; Renvoi : allusion; Dessous : symbolique ; Subtil : secret
P-R-D-S / PaRaDiS
Si le paradis (P-R-D-S) est une méthode d’exégèse, existe-t-il en-dehors de l’étude, en-dehors du Récit, une possibilité d’accomplissement ?
Assimiler le paradis à la pénétration de la lettre, est-ce extraire la finalité du vécu humain de sa condition corporelle, relationnelle et émotive pour la transférer aux seules réalisations intellectuelles et spirituelles ?
J’ai toujours considéré ce P R D S acronyme avec reconnaissance (a) et suspicion (b) : m’annonçait-il – annonce faite à Capitaine – qu’au-delà de l’intelligence purement mentale existait une autre forme de conscience, d’appréhension, d’analyse et d’organisation (a) ou bien me privait-il à tout jamais de mon droit à l’incarnation et à la sensorialité (b)?
a) Reconnaissance : parmi les quatre niveaux d’approche du Récit et de l’Histoire - parole, renvoi, dessous, secret – s’en trouve-t-il un pour réconcilier tous les aspects de ma personnalité (émotionnel, physique, mental) en une capacité cognitive nouvelle et jusqu’alors potentielle ?
b) Suspicion : cette assimilation de la fin de la souffrance et du bonheur absolu (paradis) au savoir et à l’information (dévoilement et transparence) n’est-elle pas un moyen de manipulation intégriste pour m’interdire l’accès au véritable plaisir d’exister dans un corps, d’être épanouie dans mes désirs, de me sentir unie et puissante ? N’est-elle pas l’expression ultime et superbe, inouïe et audacieuse, du dualisme religieux? Pour appâter le quidam, on ne promet pas des délices sans fin et des jours heureux, on promet la connaissance.
Type de document : DJ's classes : études cimmériennes
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Le modèle du topos garantit la cohérence de toutes les combinatoires, c’est-à-dire du résultat de toute interaction ou interactivité. La complexité des scénarios arborescents — proche de celle du réalisme modal — est remplacée par le programme narratif et sémantique.
L’interactivité d’un topos n’est pas arborescente, elle est combinatoire. Elle ne crée pas de bifurcations ni de « mondes possibles ». Elle explore un seul monde et non pas ses « contreparties » (counterparts), mais elle explore ce seule monde à partir de tous les points de vue possibles (narrativité kaléidoscopique).
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Arte Miss
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Référence : D. Lewis, 1973, Possible worlds
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun