L'intelligence est donc la source de tous les biens. Elle s'enrichit de notre expérience et de notre culture.
L'homme la détient sous la forme d'un don aussi secret et mystérieux que le feu l'est au sein du bois ou de la pierre : il faut, pour le voir paraître, susciter d'un autre élément l'étincelle qui fera jaillir la flamme et la lueur attendues.
Pareillement, l'intelligence ne se révèle en l'homme que sous l'excitation de la culture ou le stimulant de l'expérience.
Mais quand elle atteint sa perfection, c'est elle alors qui préside à l'expérience et fortifie toute culture, elle qui nous permet de faire preuve d'esprit critique en toute circonstances et d'éviter tout détriment. Il n'est rien de plus précieux que l'intelligence et la culture. Celui qui a reçu de son Créateur ce présent qu'est l'intelligence, et qui, de son côté, tire parti de la persévérance et de la passion qu'il met à se cultiver, celui-là connaît le bonheur et la réalisation de ses espoirs en ce monde et dans l'autre. C'est l'intelligence encore qui fait la force d'un roi heureux et puissant, et c'est seulement sous une direction éclairée que le peuple prospère.
Type de document : archives de l'œuvre (XIU)
Auteur fictif : Anonyme
Auteur réel : Abd Allah Ibn-Al-Muqaffa
Provenance du texte : Liste de l'éducation nationale
Référence : Le livre de Kalila et Dimna
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Les poèmes de Guillevic sont comme des haïkus : minimes. et pourtant, croyez-moi, ils n’ont vraiment rien en commun avec des haïkus. D’abord, parce qu’ils ne finissent pas : ses vers, tous ses vers s’enchaînent comme les années d’une vie, la sienne ou la nôtre ; ensuite parce que, pour lui, la concision n’est pas esthétique, il ne pratique pas la "bonsaï-poésie", je ne l’imagine pas du tout s’extasier devant un arbre mutilé et nanifié, encore moins devant des mots artificiellement resserrés, non. La concision est pour lui une nécessité, une économie, un héritage, un souvenir.
Type de document : DJ's classes : études comparées
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun