Dispositio du récit variable (réva) imprimé “ Odyssée des 3 Espaces – Cycle parisien — Paris I-IV”
1. Contraintes générales :
• Le réva alterne une tabula de Rhapsodie et une tabula de Bréviaire.
• Une tabula peut être simple, double ou triple.
• Chaque tabula est attribuée à un thème et agencée graphiquement [place, forme et format] avant tout processus d’écriture ou d’extraction.
• Chaque page présente au minimum un lien structurel endogène à la page, un lien structurel exogène à la page (mais endogène à la dispositio) et un lien intertextuel (lien exogène au Topos).
2. Contraintes du « secteur diurne » ou « bréviaire »
• Les pages sont constituées d’au moins deux documents (texte ou image).
• Chaque document est soumis au moins à un lien structurel endogène.
3. Contraintes du « secteur nocturne » ou « rhapsodie »
• Les pages doivent toujours comprendre du texte.
• Chaque strate (4 arrondissements, 4 strates) est régi par ses propres contraintes narratives spécifiques complémentaires.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun
Naissance de la rhapsodie
Au départ, j’ai traversé l’écriture de mon récit variable "L'Odyssée des 3 Espaces" sans ligne fictionnelle aucune. Juste l'exploration de l'éclatement, de la combinatoire, du lien et de l'autonomie.
Après avoir vu un spectacle de Tanguy, dans le chapiteau du théâtre du radeau dressé aux Tuileries (¿ pièce ou dispositif ?), j’ai réussi à articuler que, dans l’expression qui était la mienne (¡ quelle effronterie !), j’avais besoin d’une intrigue.
Je n’arrive pas à comprendre comment un public peut se relier profondément et durablement à une œuvre d’art textuelle en dehors d’une trame d’une sorte ou d’une autre. Je déteste l’impression d’inutilité, d’interchangeabilité, de "tout ça pour ça".
En fin de compte, j’ai besoin de me rattacher.
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Intrigues / trame / fils / histoire / lignes / parcours / odyssée : l’odyssée pour se dévider n’a-t-elle pas besoin d’un navire ? D’une guerre et d’un mari trompé ?
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Le récit n’est pas issu du réel mais le réel issu du récit : être c’est être-dans-le-récit
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"Si les voies maritimes ne se laissent pas facilement circonscrire, c’est peut-être parce qu’elles s’entremêlent de récits : les cartes où elles sont marquées ont pu être imaginées, les écrits qui les accompagnent inventés" (matvejevitch)
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"Il existe une limite, affirmaient les sages, entre le vraisemblable et l’invraisemblable, ou bien, comme on serait enclin à le dire de nos jours, entre les figures de l’histoire et les formes du récit : cette limite, les grands périples l’ont franchie" (matvejevitch).
Type de document : notes et travaux
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun