définition xenopan intellect

XENOPAN INTELLECT, concept élaboré par Mathurin Gaulthier, "intelligence universelle atemporelle, réserve de tous les savoirs passés, présents et futurs", "esprit commun à toutes les entités pensantes", "principe de la connaissance, de l’intelligence et de la cognition".

Au 20è siècle, d’abord sous l’influence du concept de Noosphère puis, avec l’avènement de l’informatique et de la cybernétique, renvoie à "un organisme psychique semi conscient et interactif constitué par l’intellect et le savoir collectifs".

Le Xenopan Intellect est un fait, pas une utopie. Il existe tel quel depuis toujours, sans influence temporelle. Il est indépendant de la notion de Symbion, de couplage entre l’homme et la machine, sans pour autant en exclure la possibilité.


Type de document : encyclopédie du XIU

Auteur fictif : Anonyme

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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galerie 70

Galerie 1940–1970
De la guerre mondiale aux hippies huppés
Trente ans
Trente ans c’est rien.


Côté perso : une jeunesse même pas, soixante équinoxes et solstices, à peu près sept anniversaires bissextiles, cinq ou six prises-et-pertes de poids (ou vice versa), deux grands deuils, deux divorces, quatre vrais amis et au maximum trois grands amours.

Côté collectif : une paire de guerres-reconstructions-récessions ; quelques variations de régime politique; deux monnaies ; des styles en chiasmes (en l’occurrence : du monumental à l’organique, de la psychanalyse au psychédélique, des Andrews Sisters aux Supremes, d’Errol Flynn à Robert Redford - oui je sais j’aurais pu citer Newman mais ma préférence va au rouquin)

Je me suis arrêtée devant la vitrine pour une chaise hyper 70 en plastic blanc comme celle que je cherche pour mon bureau mais très vite j’ai été hypnotisée par une mosaïque orientaliste art-déco.

J’entre.

La mosaïque est un trompe-l’œil ! Une ébauche de projet grandiose * esquisse lumineuse * tout à fait le maroc où papa rencontre maman (ambiance Casablanca movie pas du tout soukmédina) * exotisme où j’aurais dû naître et ne suis pas née (j’ai vu le jour dans le froid alsacien, pas dans la chaleur africaine, la conséquence de cette injustice infondée se manifestant tout autant dans mon obsession fantasmatique des climats subtropicaux que dans ma phobie de l’hiver continental) * composition simple, monumentale, coloniale, presque naïve * contre-plongée perspective * les chameaux ressemblent à des lamas et ondulent comme des serpents * les lianes tombent en longs colliers de perles de la belle époque * le tableau me touche là-dedans, dans mes racines et dans mon cœur [1944, juin]

Abasourdie, je tourne la tête pour freiner l'émotion. mais j'aperçois au fond de la galerie un portrait de Loula.

Loula ! Toi ici !

Avec tes longs cheveux et ton écharpe de nuit, réfugiée sur un rocher, loin de la ville que tu contemples, que tu domines : auras-tu la sagesse de te réfugier dans la nature le jour où les rues t’auront trahie ? (ce portrait n’a certainement pas été réalisé entre 1940 et 1970, il est Art Nouveau total. Confirmation : 1910. Hors segment temporel fixé par la galerie : j’adore les infractions aux règles )

"Bon, ressaisis-toi missie, pars maintenant, faut pas abuser, t’es pas une cliente"

Je tourne le dos pour sortir quand une céramique blanche avec motifs gris me fait un clin d’œil complice : "look at me ! I’m "Don Quixotte de la Mancha by Picasso" : ¿ y tu ? N’es-tu pas lasse de te prendre pour un chevalier chimérique, oh Capitaine mon Capitaine ?"


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

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