Dans la famille Chapelle (18ème) :
— La fille veut danser mais pas sur des airs de guinguette.
— La grand-mère reste assise mais veut voir la fille danser.
— Le père veut un quartier plus animé.
— Le cousin veut qu'on lui parle dans un langage clair pour trouver du travail et payer ses impôts.
— L'oncle veut ce que veut son fils.
— La mère rêve d'un centre commercial.
— Le petit garçon rêve d'une piscine.
— La petite fille rêve d'une plage et d'un Grand Hôtel.
— Le grand-père veut un 18ème cosmopolite.
— Le fils ne veut plus voir les gens mourir du crack.
Mais il y a quelque chose qu'il veulent tous - le père, la mère, l'oncle et le cousin, le petit garçon et la petite fille - ils veulent tous que la Chapelle soit propre.
Bon. C'est sûr. Ils n'ont pas tous la même définition de la propreté.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Ecriture collective
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
La question de la place de l'image au sein d'un récit variable est primordiale.
C'est là, exactement, que je souhaite placer la singularité d'un récit variable . Car, si un topos ou une représentation variable inclut le tous média, le tous signes et le riche média, un récit variable est essentiellement textuel : littéraire.
Dans un récit variable, l''image est une épice pimentée, poivrée et suave. Certainement pas sucrée ni douce. Aucunement violente ni dominante.
L'image ici accompagne, elle ne remplace pas, elle ne traduit pas, elle ne prime pas.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun