Dois je considérer les mots comme des guides ?
Si j'y réfléchis, on ne fait pas d'eux ce qu'on veut : on ne peut jamais les empiler par exemple.
On ne peut pas non plus les juxtaposer sans ordre : ce serait s'exposer au non-sens.
Etrange... Le sens est par définition une direction.
Or, s'ils sont direction,les mots deviennent guides.
Mais alors... vers quoi me guide "j'ai envie de l'odeur amère d'un café chaud et de sa fumée sur mon visage" ?
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Griot Farceur
Auteur réel : Eïdos
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
Le bréviaire méditerranéen, il suffit d’être en train de le lire.
Ne jamais achever la lecture. La laisser dans un présent progressif. La reprendre inlassablement, la défaire et la refaire, comme s’il était inutile d’aller lire ailleurs. Comme une fidélité amoureuse.
[Je l’avoue : si, quand j’écris, mon nom est "personne" ; quand je lis, mon nom est "Pénélope". Je garde ainsi ma fidélité exclusivement ou presque à une épopée : ‘la espada encendida’ de neruda. Le bréviaire méditerranéen est une liaison secondaire [un adultère], liaison sérieuse certes mais pas assez pour mettre en péril mon attachement profond à ‘l’épée incandescente’, conte de la fin du monde et du début des temps, hymne à la métamorphose de la bête pour la belle devant l’irrémédiable nécessité de rebâtir l’humanité].
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun