J’ai repensé récemment, Amice, à ce film que vous aviez réalisé à notre retour de notre tout premier séjour à Celles-les-Bois, éblouis que nous étions de notre découverte du « Jeu de la maison chinoise ». Vous vouliez restituer la formule finale du premier acte en sons et images : « le cinéma doit aussi servir le Jeu », disiez-vous. J’irai tantôt à l’école Louis-Lumière pour une solennité. Quel dommage que je ne puisse leur montrer cet étonnant court métrage qui — sans effets spéciaux numériques ni optiques — ouvre les portes de l’esthétique et de la contemplation au-delà des visions connues. Mais les splendeurs du Jeu ne sont pas perçues par les profanes et les œuvres de la Castalie perdent leur saveur dans le rythme séculier.
A Nékao
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Colbert Valérian
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Référence : Hermann Hesse (Le Jeu des Perles de Verre)
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Carte d'un jeu d'indices
Catégorie : représentation/divertissement
1. Je débute par une rencontre amoureuse sur les grands boulevards.
2. Je me déroule dans les théâtres et dans les rues.
3. Je parle d’hommes et de femmes qui se croisent, se séparent, se retrouvent et se manquent.
4. Je montre la vérité nue dans un tonneau.
5. Je mets en scène des truands et des artistes.
6. Je crois au destin.
7. Je suis le chant des amours impossibles entre une fleur rouge et un pierrot blanc.
8. Parfois la fleur rouge se change en statue de pierre.
9. Une étincelle ? Oh ! une toute petite lueur ...
10. Je raconte l’histoire d’un comédien qui dut apprendre la jalousie.
11. Je raconte l’histoire d’un mime qui dut apprendre la résignation.
12. Le mal existe et il peut fasciner le beau sans le corrompre.
13. Le bien existe et il est bien triste.
14. Paris est si petit pour ceux qui comme nous s’aiment d’un aussi grand amour.
15. J’ai transformé le père de Vidocq en lion.
16. Je raconte l’histoire d’une femme qui n’avait que sa beauté et sa simplicité.
17. Je suis le plus beau des poèmes de Prévert.
18. "Boulevard du crime", de quel crime ?
19. Je suis une ode au paradis et à sa progéniture.
20. Je termine par une poursuite amoureuse sur les grands boulevards.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun