La plus belle des demeures serait au versant lumineux d'une colline, près d'une cascade, dans l'ombre longue d'arbres tropicaux. Et quand viendrait avril, avec ses pluies sur le bassin …
… je m'étendrais sur le bois de la terrasse pour écouter la saison,
… je me déshabillerais pour danser nue sous les giboulées,
… je lirais dans mon hamac,
… je fermerais les parasols,
… je penserais à Paris, à la Cimmérie, aux terres d'Europe, à la Toscane,
… j'oublierais tout du jeu des perles de verre.
Type de document : carnets personnels
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Pouvoir aller partout vite et aisément, c’est n'être nulle part.
J’ai vécu dans tant de lieux, j’ai vu tant de terres que les paysages ont fusionné et plus rien n’est consistant. L’Equateur, l’Australie, la Californie, les Vosges, les Alpes, la Toscane, Kiméria... je ne sais plus ... je ne sais plus . Le seul espace que je connaisse avec certitude est celui de mon écriture. Pas même celui de ma parole ou de ma pensée. Hors du graphe, je vis dans la contemplation absolue d’un flou total (principe d’incertitude).
Envisagez-vous les séquelles de cette attitude dans mon lien à l’autre, dans mon lien à vous?
Au Dottore Pi
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : Sénèque (lettre II à Lucilius)
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1