Les plus souvent, on dénombre 5 types différents de vortex.
1. les vortex stables, ceux dont la position (sur Erel) ne varie pas.
Il existe 3 différentes catégories de vortex stables :
— les vortex stables exacts, qui mènent toujours au même endroit (en Kiméria ou en Numer) ;
— les vortex stables approximatifs dont la destination oscille autour d'un centre fixe ;
—les vortex stables probables dont la destination appartient à un ensemble déterminé de lieux.
2. les vortex spontanés, qui jaillissent (en Erel) de façon totalement imprévisible : on ne sait pas où ni quand ils apparaissent, on ignore également vers où ils mènent, on ne peut pas même prévoir avec exactitude combien de temps ils resteront ouverts. Ces vortex peuvent happer des non-voyageurs.
3. les vortex saisonniers qui s'ouvrent à certaines périodes de l'année en des régions repérées. Certains considèrent les vortex saisonniers comme un sous-type de vortex stables. D'autres estiment que le flou concernant chacun des paramètres du vortex (date, point de départ, point d'arrivée) distingue radicalement les vortex saisonniers des vortex stables.
4. les vortex artificiels créés par la technologie des adeptes. Ces vortex artificiels sont créés par des instruments de taille variable qui peuvent être aussi vastes qu'un bâtiment ou aussi petits qu'un implant cérébral.
5. les vortex mentaux générés par l'esprit des voyageurs nomades.
Il existe une controverse qui oppose ceux qui pensent que les nomades créent un vortex par leur esprit et ceux qui pensent que les nomades n'ouvrent aucun vortex, qu'ils changent la nature même de leur matière corporelle (variation de type vibratoire) ou bien qu'ils se téléportent (transfert de l'information).
Type de document : DJ's classes : l'art du voyage
Auteur fictif : Arte Miss
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : CL
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Pouvoir aller partout vite et aisément, c’est n'être nulle part.
J’ai vécu dans tant de lieux, j’ai vu tant de terres que les paysages ont fusionné et plus rien n’est consistant. L’Equateur, l’Australie, la Californie, les Vosges, les Alpes, la Toscane, Kiméria... je ne sais plus ... je ne sais plus . Le seul espace que je connaisse avec certitude est celui de mon écriture. Pas même celui de ma parole ou de ma pensée. Hors du graphe, je vis dans la contemplation absolue d’un flou total (principe d’incertitude).
Envisagez-vous les séquelles de cette attitude dans mon lien à l’autre, dans mon lien à vous?
Au Dottore Pi
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : Sénèque (lettre II à Lucilius)
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1