Je me souviens du poinçonneur des Lilas, du café de Gainsbourg et de ces portes métalliques énormes, fermées à l'approche du métro...
... Faut-il courir ou ralentir, faut-il entrer ? ...
Oui, pousser la porte et se retrouver dans le souterrain des Halles de La Villette. L'odeur acre du sang des bêtes m'enivre, des lambeaux de peau tapissent le tunnel.
Où suis-je ?
Type de document : carnets du jeu
Auteur fictif : Sgarideni
Auteur réel : Annivre
Provenance du texte : Participation
Commentaires : aucun
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Pouvoir aller partout vite et aisément, c’est n'être nulle part.
J’ai vécu dans tant de lieux, j’ai vu tant de terres que les paysages ont fusionné et plus rien n’est consistant. L’Equateur, l’Australie, la Californie, les Vosges, les Alpes, la Toscane, Kiméria... je ne sais plus ... je ne sais plus . Le seul espace que je connaisse avec certitude est celui de mon écriture. Pas même celui de ma parole ou de ma pensée. Hors du graphe, je vis dans la contemplation absolue d’un flou total (principe d’incertitude).
Envisagez-vous les séquelles de cette attitude dans mon lien à l’autre, dans mon lien à vous?
Au Dottore Pi
Type de document : correspondances
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Référence : Sénèque (lettre II à Lucilius)
Commentaires : aucun
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