Le vide en écriture, c’est accepter de ne pas tout maîtriser, c’est laisser émerger des événements et des situations sans plan ni anticipation – l’anti structure figée. C’est aussi, bien sûr, attendre de s’informer, d’étudier, de lire, d’entendre, de vivre, de rencontrer ou plus simplement de comprendre. C’est le lâcher-prise le plus complet. Tout un art de l’abandon. Et une grande humilité : l’auteur/e n’est plus un démiurge mais un humble transcripteur, pas même un souffleur. Il faut être capable d’une foi bien douce : foi que l’univers apportera dans notre vie les éléments nécessaires à la construction du récit. D’ailleurs quand je déambule dans les rues à la recherche de mes notes pour mes carnets à élastique, il m’arrive toujours quelque chose de spécial.
Speziale.
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : 1
L'habitant des Halles n'a pas forcément une adresse officielle dans le quartier.
L'habitant des Halles est capable de trouver son chemin entre les niveaux, les couloirs et le métro.
L'habitant des Halles sait qu'en entrant Porte du Jour et en sortant Porte Lescot, il a traversé le jardin.
L'habitant des Halles rêve d'escalators et de foule.
De néons et d'enseignes.
De dalles et de verre.
Type de document : chants des griots
Auteur fictif : Loula-Ludivine
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Printemps de la Démocratie
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun