zapping

Le Zapping est la configuration contemporaine de la CONSULTATION.

Aucun élément n’existe plus sans son complément de données instantanément disponibles par Zapping [Led Zeppelin].

Les données complémentaires s’accrochent virtuellement à leur document-source comme les pièces d’un puzzle hors-espace : elles s’imbriquent et forment un nouveau document N lui-même incomplet [fractalité]
DOCUMENT DE DEPART + DONNEES COMPLEMENTAIRES = DOCUMENT N

Tout document est désormais en état d’incomplétude ontologique [INACHEVE] que l’acte potentiel du Zapping perpétue :
<=> on going information / on going creation
<=> total personnal remix
<=> réelle interactivité

Le Zapping est le geste nouveau, le seul, celui de L’EXPANSION FRACTALE. Il agit comme un outil optique qui permet de voir de plus en plus TOTAL [ni large, ni profond, ni loin, ni mieux].

Le Zapping [total personnal remix] constitue un passage entre le micro [document de départ] et le macro [document N].
<=> porte + véhicule
<=> TELETRANSPORTATION
[ beam me up] [Numer-locomotion]

Le Zapping endosse une fonction d’ OUTIL DE CONSTRUCTION : par l’ouverture d’un passage, il génère une nouvelle géographie mobile : GEOGRAPHIE/PARCOURS = ODYSSEE


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

face au palais

Je me suis installée en face du palais du fruit, maraîcher luxuriant qui reproduit à lui seul l’impression d’un marché. Mais ne vous y fiez pas : ce n’est ni moins cher ni meilleur. L’avantage c’est qu’on y trouve généralement ce qu’on veut. C’est déjà ça !

Soudain je réalise :
Que je suis dans le deuxième arrondissement
Que j’ai replongé dans l’écriture du Topos "odyssée"
Qu’il serait peut-être bon de prendre des notes pour une série [métro] ou [vie parisienne].

Mais il ne se passe rien de spécial et je suis d’humeur paresseuse. Je regarde devant moi. Je me perds dans la délicieuse sidération du débit de cette rue semi-piétonne : d’où sortent-ils tous ? Je n’en crois pas mes yeux. Dire que moi aussi j’en fais partie. Je ne dois pas me contenter de cette illusion d’exception (d’extraction) que m’apporte l’immobilité. Je suis une passante parmi les passants même si je suis assise à la terrasse d’un café en train d’attendre que la serveuse m’apporte ma commande.

Je n’aurais peut-être pas dû prendre un café : il est tard, je ne pourrai pas dormir cette nuit. C’est pas grave, de toutes les façons je ne compte pas dormir, je compte écrire. Alors c’est bien. Autant prendre un café.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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