optimiste

L'engagement, c'est l'implication complète de soi dans la communication vis-à-vis des gens, dans la rencontre. C'est un défi extraordinaire à Paris parce qu'à Paris, les gens ne se parlent pas, y compris dans le même immeuble .

Pour moi le Paris de l'avenir c'est justement le Paris de la convivialité, du partage. C'est ça le vrai challenge : vivre ensemble aujourd'hui dans une capitale au passé fabuleux pour mieux construire demain.

Qu'importe la beauté de la ville - et Paris est probablement la ville la plus belle du monde- si le déficit de partage en ternit l'éclat ?

Mais j'y crois, je crois au partage. Nous sommes dans une période de renouveau. Un vrai Printemps.

Je suis très optimiste.

A l'Homme des Montagnes


Type de document : correspondances

Auteur fictif : Fanfan

Auteur réel : anonyme

Provenance du texte : Printemps de la Démocratie

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

face au palais

Je me suis installée en face du palais du fruit, maraîcher luxuriant qui reproduit à lui seul l’impression d’un marché. Mais ne vous y fiez pas : ce n’est ni moins cher ni meilleur. L’avantage c’est qu’on y trouve généralement ce qu’on veut. C’est déjà ça !

Soudain je réalise :
Que je suis dans le deuxième arrondissement
Que j’ai replongé dans l’écriture du Topos "odyssée"
Qu’il serait peut-être bon de prendre des notes pour une série [métro] ou [vie parisienne].

Mais il ne se passe rien de spécial et je suis d’humeur paresseuse. Je regarde devant moi. Je me perds dans la délicieuse sidération du débit de cette rue semi-piétonne : d’où sortent-ils tous ? Je n’en crois pas mes yeux. Dire que moi aussi j’en fais partie. Je ne dois pas me contenter de cette illusion d’exception (d’extraction) que m’apporte l’immobilité. Je suis une passante parmi les passants même si je suis assise à la terrasse d’un café en train d’attendre que la serveuse m’apporte ma commande.

Je n’aurais peut-être pas dû prendre un café : il est tard, je ne pourrai pas dormir cette nuit. C’est pas grave, de toutes les façons je ne compte pas dormir, je compte écrire. Alors c’est bien. Autant prendre un café.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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