l'usine

Louis, 10 ans, petit voyageur qui se perd souvent en Kiméria, est en train de dessiner un Topos.

"C'est comme un immeuble, tu sais, ces usines carrées. Avec des étages et des fenêtres. Dans chaque pièce, il y a autre chose :
- cours de danse,
- boutique de friandises,
- magasin de jouets, farces et attrapes,
- fruits & légumes,
- marchand de glace,
- librairie,
- classes,
- agence de voyages.

Il y a un ascenseur. C'est grâce à lui qu'on peut aller dans les étages.

Il faut aussi la Police, qui surveille, c'est la sécurité."

Et soudain, Louis glisse. Il oublie le topos et il ajoute une cheminée à son usine et un oiseau "tu sais, un pélican ou un autre oiseau qui mange les poissons".

Mais, pourquoi a-t-il pensé aux oiseaux au milieu du Topos ?

Louis répond : "à cause de l'agence de voyage".

Pensée-réseau.


Type de document : DJ's classes : récits variables

Auteur fictif : Arte Miss

Auteur réel : Louis Molinier

Provenance du texte : CL

Commentaires : 1

Textes satellites : aucun

face au palais

Je me suis installée en face du palais du fruit, maraîcher luxuriant qui reproduit à lui seul l’impression d’un marché. Mais ne vous y fiez pas : ce n’est ni moins cher ni meilleur. L’avantage c’est qu’on y trouve généralement ce qu’on veut. C’est déjà ça !

Soudain je réalise :
Que je suis dans le deuxième arrondissement
Que j’ai replongé dans l’écriture du Topos "odyssée"
Qu’il serait peut-être bon de prendre des notes pour une série [métro] ou [vie parisienne].

Mais il ne se passe rien de spécial et je suis d’humeur paresseuse. Je regarde devant moi. Je me perds dans la délicieuse sidération du débit de cette rue semi-piétonne : d’où sortent-ils tous ? Je n’en crois pas mes yeux. Dire que moi aussi j’en fais partie. Je ne dois pas me contenter de cette illusion d’exception (d’extraction) que m’apporte l’immobilité. Je suis une passante parmi les passants même si je suis assise à la terrasse d’un café en train d’attendre que la serveuse m’apporte ma commande.

Je n’aurais peut-être pas dû prendre un café : il est tard, je ne pourrai pas dormir cette nuit. C’est pas grave, de toutes les façons je ne compte pas dormir, je compte écrire. Alors c’est bien. Autant prendre un café.


Type de document : streetchroniques

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : aucun

Textes satellites : aucun

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