Dans un Topos, chaque élément en complète un autre : il est engendré, généré, point d’arrivée.
Elément/destination
Mais, chaque élément est aussi et surtout le point de départ d’un complément, d’un commentaire ou d’une association.
Elément/départ
Toutefois, comme chaque élément porte toujours du sens en soi, il peut revendiquer une autonomie qui lui confère un statut subjectif de "centre".
Document/centre
Ainsi les statuts hiérarchiques départ-destination et centre-périphérie s’éclipsent en faveur d’une construction en réseau où chaque élément endosse un statut de destination, de départ et de centre.
Intersection.
Ces quatre fonctions agissent comme des contraintes esthétiques qui stimulent et conditionnent l’écriture et sa génération (protocoles).
J’y vois une métaphore de l’humain où l’individu,
* maillon d’une généalogie, est point d’arrivée et point de départ ;
* évoluant à partir de la conscience de soi, se considère subjectivement comme un centre;
* membre d’un collectif, est un relais du réseau global (intersection).
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Je me suis installée en face du palais du fruit, maraîcher luxuriant qui reproduit à lui seul l’impression d’un marché. Mais ne vous y fiez pas : ce n’est ni moins cher ni meilleur. L’avantage c’est qu’on y trouve généralement ce qu’on veut. C’est déjà ça !
Soudain je réalise :
Que je suis dans le deuxième arrondissement
Que j’ai replongé dans l’écriture du Topos "odyssée"
Qu’il serait peut-être bon de prendre des notes pour une série [métro] ou [vie parisienne].
Mais il ne se passe rien de spécial et je suis d’humeur paresseuse. Je regarde devant moi. Je me perds dans la délicieuse sidération du débit de cette rue semi-piétonne : d’où sortent-ils tous ? Je n’en crois pas mes yeux. Dire que moi aussi j’en fais partie. Je ne dois pas me contenter de cette illusion d’exception (d’extraction) que m’apporte l’immobilité. Je suis une passante parmi les passants même si je suis assise à la terrasse d’un café en train d’attendre que la serveuse m’apporte ma commande.
Je n’aurais peut-être pas dû prendre un café : il est tard, je ne pourrai pas dormir cette nuit. C’est pas grave, de toutes les façons je ne compte pas dormir, je compte écrire. Alors c’est bien. Autant prendre un café.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun