Avez-vous vu le violon du gitan ? Plus vieux que lui. Vivant. Scintillant dans son bois déverni, grandiose sous le port courbé, voûté, enroulé, de son dos. Le sosie d'Aznavour.
Il joue comme d'autres nouent leurs lacets. Dans la rame du métro. Forcément.
S'il vous plaît, ne le prenez pas en photo. Son image ne vous appartient pas. Seul son souvenir. Seul le présent de sa musique.
Type de document : streetchroniques
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : aucun
Textes satellites : aucun
Je dois être prête à abandonner toute croyance qui me charpente et à accepter le caduque de ce que j'ai composé.
L'œuvre et la réflexion sont vouées à la transformation.
Elles sont forcément dépassées dès qu'elles sont terminées.
Ce qui compte, c'est l'Odyssée. Le passage d'un état à un autre, le processus même de péremption.
Je ne revendique rien de mon écriture, car à peine ai-je créé un texte qu'il est déjà extérieur et obsolète.
[incertitude process]
[impermanence]
[total remix]
Seules comptent la récupération, l'imbrication ou la rupture.
[total remix]
Type de document : DJ's classes : récits variables
Auteur fictif : Capitaine L
Auteur réel : Carole Lipsyc
Provenance du texte : Noyau liminaire
Commentaires : 1
Textes satellites : aucun