mon miroir

Mon miroir - ma caméra numérique - mon appareil photo - ma mémoire - ma parole - mon intimité à l'autre : mes carnets.


Type de document : notes et travaux

Auteur fictif : Capitaine L

Auteur réel : Carole Lipsyc

Provenance du texte : Noyau liminaire

Commentaires : 1

Textes satellites : aucun

sortants

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Le Marché

Le Marché est un lieu décrit dans la version la plus répandue du Récit Cimmérien qui relate comment la Première Gardienne a reçu l’Art du Tissage et de la Lecture des Nœuds de Tapis.

Le Marché n’est pas accessible par les voies terrestres de Kiméria mais par ses voies fluviales. On dit que la fameuse corporation des Nautes (corporation qui a contribué à la fondation de l’Ordre des Joueurs) a développé sa maîtrise des fleuves d’Erel en arpentant les fleuves de Kiméria à la recherche du Marché.

Aucun vortex ne mène au Marché. Mais il existe des vortex qui mènent aux nefs qui desservent le Marché.

Il n’y a pas de végétation au Marché : pas d’arbre, pas de terre, pas d’herbe. Seulement des mosaïques circulaires, des toiles, des tentes, des fils, des soies etc.

Celui qui se rend au Marché ne doit rien chercher mais laisser venir à lui. Un seul marchand et une seule tente l’attendent, généralement pour une transaction qui lui coûte des années de sa vie ou de sa conscience. Car, au Marché, la monnaie d’échange, c’est soi-même. Ni son corps ni sa force de travail physique : sa pensée, son esprit, son imaginaire, son évolution.

Tous les grands Voyageurs sont passés par le Marché pour y parfaire leur initiation. Le Capitaine L., Loula Il Dottore, Sgarideni, Joseph Valet, Arte Miss, Mathurin Gaulthier etc. ont tous vécu au Marché.

On dit d’ailleurs que chaque acheteur du marché doit un jour devenir marchand à son tour.

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